Articles de presse Jie-yeon

Jeon

 

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Traduction de l'Article paru dans « Tageblatt ›› le vendredi 25 septembre 2009

 

Langage abstrait.
Jorge Manzano fait partie de ces artistes qui préfèrent se tenir en arrière lors de leur propre
vernissage et jouer avec des enfants au lieu de parler avec des journalistes et qui sont malgré leur
œuvre magnifique d'une modestie extraordinaire.
Le sculpteur mexicain J .M. travaille déjà depuis plusieurs années avec les galeristes D. et A.
Taveres. De la galerie Rectoverso à Rodange. Cette fois il est pour la première fois avec sa
femme, la peintre coréenne Jeon YieYeon au Luxembourg et expose ensemble avec elle.
On ne le voit presque pas, le petit homme de Mexico City avec sa queue de cheval: il fait tout
pour laisser passer devant sa femme qui contrairement a lui ne vit que depuis peu en Europe et
qui expose pour la première fois au Luxembourg.
J .J .Y. peint des images abstraites sur du papier coréen. Ses oeuvres sont colorées mais
structurées. Chaque peinture est différente, « comme chaque être est différent », pense l'artiste et
elle raconte que ses peintures se composent comme l'ADN d'un être humain. Son matériau
d'origine lui permet une consistance particulière du fond coloré: Car par le fait que le papier
coréen est en même temps souple et résistant, on peut particulièrement bien utiliser la fibre du
papier: le papier est d'une forte réceptivité et absorbe particulièrement bien les couleurs.
J .J .Y. travaille par couches différentes. Apres en avoir peint une, elle l'efface pour la couvrir de
quelque chose de nouveau. « Mais chaque couche laisse des traces », explique-t-elle. « Comme le
patrimoine génétique de notre père, grand-père et arrière grand père laisse des traces en nous »
Pour J .J .Y. il est particulièrement important que son art ne soit pas réduit aux compositions de
couleurs qui sautent à l°œil. « Il s'agit pour moi d'exprimer la dualité du monde de façon
artistique », explique-t-elle. L'amour et la haine, la paix et le terrorisme, blanc et noir, les
contraires font un pour la coréenne, main dans la main.

 


Un monde complexe
Ces réflexions initiales expliquent pourquoi dans la plupart des peintures de J .J .Y. se trouvent
des corps étrangers noirs comme des cheveux, des nœuds ou des taches. « Le monde est
complexe et seulement si je me confronte en peignant à cette complexité, je satisfais mes
sentiments », dit l'a1tiste.
Si on veut trouver un point commun entre son oeuvre et les sculptures de J M c'est
certainement le langage abstrait qu' utilisent les deux artistes. Car les sculptures de J M. ne sont
pas non plus - a part une exception - ñguratives.
Il donne à ses oeuvres des noms comme ,,rose", ,,flamme" ou ,,fleur d'eau", les noms expriment
une certaine fragilité et signalent ainsi le principe majeur des travaux de M.: Former à partir d'un
morceau informe de marbre ou d'onyx avec beaucoup de patience des formes presque sans poids,
flottantes.
Ses sculptures sont caractérisées par des formes fines, il fait surgir du matériau des surfaces de
seulement quelques centimètres d'épaisseur. Ses sculptures ont un impact: Elles ont un impact,
parce qu'elles touchent le spectateur. Elles sont gracieuses parce qu'elles transforment un
matériaux dur en formes douces et ainsi elles rendent le monde un peu meilleur.
J .M. a grandi à Mexico City au milieu de pierres et des sculptures. Pour lui, la technique difficile
et le long dialogue avec le matériau font partie de la vie. Depuis trente ans il vit maintenant en
France à côté de Perpignan et sculpte. L'inspiration pour son oeuvre, il la trouve partout: Dans la
mythologie mexicaine, dans la nature et dans ses propres pensées.